Si vous levez les yeux vers le ciel, vous remarquerez peut-être le ciel bleu parsemé de nuages artificiels réfléchissants.

Ces traînées blanches sont appelées traînées de condensation et sont produites par les émissions de gaz d’échappement des avions.
Les traînées de condensation se forment lorsque les hydrocarbures contenus dans le kérosène produisent de l’eau comme sous-produit de la combustion. L’eau se mélange à l’air froid et humide, se condense et peut geler pour former des cristaux de glace.
Cependant, les conspirationnistes estiment qu’il existe un courant sous-jacent plus malveillant dans la haute troposphère et la basse stratosphère.
La plupart des partisans de la conspiration dite des « chemtrails » se souviennent d’avoir vu des traînées de condensation de moins en moins persistantes lorsqu’ils étaient jeunes. Toutefois, cela peut s’expliquer par l’augmentation spectaculaire du trafic aérien au cours des dernières décennies, ainsi que par le refroidissement des émissions de gaz d’échappement grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Sans surprise, les preuves de l’existence des chemtrails ne sont pas convaincantes et restent fondées sur des principes pseudo-scientifiques.
Les théories du complot vont de l’idée que les agences gouvernementales tentent de transformer les nuages en dispositifs d’espionnage pour contrôler nos esprits, à l’idée qu’elles pulvérisent des produits chimiques pour nous rendre délibérément malades.
Il n’existe qu’un seul article évalué par des scientifiques sur le sujet, et il ne confirme pas le scandale des pulvérisations secrètes. Les chercheurs ont demandé à 77 scientifiques spécialistes de l’atmosphère d’examiner les données pour y déceler des traces de chemtrails. Seul un scientifique a déclaré qu’il était possible que certaines données soient des preuves, mais il a également précisé qu’il ne s’agirait pas de la seule explication.
La théorie de la conspiration des chemtrails est apparue peu après la publication par l’armée de l’air américaine, en 1996, d’un article intitulé « weather as a force multiplier » (la météo en tant que multiplicateur de force). L’article présentait les spéculations de chercheurs militaires quant à l’utilité de la capacité à contrôler la météo comme arme de combat. Bien que l’armée de l’air américaine ait affirmé qu’il s’agissait d’une hypothèse pure et simple, il est compréhensible que cette idée fasse froid dans le dos.
Néanmoins, il n’y a rien d’incertain dans cette affaire : les données scientifiques confirment que les traînées de condensation sont totalement inoffensives.