Ces mammifères marsupiaux se déplacent sans effort sur le continent australien à l’aide de membres spécialement adaptés.

Le saviez-vous ? Les kangourous peuvent parcourir neuf mètres en un seul bond.
La posture et les mouvements de saut d’un kangourou sont immédiatement reconnaissables. Il a des bras courts qui pendent haut sur sa poitrine et une queue épaisse qui lui sert de membre supplémentaire pour se tenir debout et marcher. Mais ce qui leur manque en longueur de bras, ils le compensent par leurs pieds substantiels et leurs pattes arrière allongées.
En sautant, les kangourous peuvent atteindre presque 50 km par heure et ont un cœur deux fois plus gros que les autres mammifères de leur taille, ce qui leur permet d’être endurants à grande vitesse.
Les kangourous ont des tendons solides et élastiques dans leurs pattes arrière qui leur servent de tremplin. Au sol, ces tendons se compriment et emmagasinent l’énergie de l’impact. Celle-ci est ensuite libérée dans un saut de rebond lorsqu’ils s’élancent dans les airs, de la même manière qu’un ressort libère son énergie cinétique.
Près de la moitié de l’énergie nécessaire au saut suivant est recyclée à partir de ces tendons, le reste étant généré par les muscles.
Contrairement à l’homme, qui doit bouger ses jambes plus rapidement pour accélérer sa course, le kangourou peut augmenter sa vitesse de rebond sans augmenter la vitesse des mouvements de ses jambes. Par conséquent, aller plus vite ne signifie pas utiliser plus d’énergie musculaire.
Au contraire, le kangourou modifie l’angle d’envol pour varier la distance parcourue entre les sauts. Les kangourous n’ont cependant pas toujours été des sauteurs. Des preuves fossiles suggèrent qu’il y a 25 millions d’années, leurs ancêtres n’avaient pas besoin de parcourir de longues distances et grimpaient aux arbres pour se nourrir.
À mesure que les forêts tropicales de l’Australie ont diminué en superficie et se sont transformées en plaines herbeuses, les kangourous ont évolué pour sauter d’un bout à l’autre du continent à la recherche de nourriture.
La petite enfance d’un kangourou
Le saviez-vous ? Le saut pousse l’intestin du kangourou de haut en bas et contre les poumons, ce qui l’aide à respirer.
Un jeune kangourou s’appelle un joey. À la naissance, il ne mesure que deux centimètres de long, ce qui le rend très vulnérable s’il doit affronter le monde seul.
Après la naissance, le jeune kangourou grimpe sur la fourrure de sa mère et entre dans la poche située à l’avant de son corps, où il reste et se nourrit de son lait pendant quelques mois.
Lorsqu’il quitte la poche pour la première fois, ce n’est que pour de courtes sorties. Avant d’apprendre à sauter et rebondir, il apprend à marcher. Il s’agit de transférer le poids de ses pattes arrière sur ses bras tout en ajustant ses pattes arrière vers l’avant.
Au fur et à mesure qu’il répète cette opération, il commence à avancer à la manière d’un crawl. Lorsqu’un kangourou s’habitue à être mobile, il commence à retirer ses bras, à se tenir plus droit et à sauter.
À l’âge de huit mois, un jeune kangourou est généralement capable de vivre pleinement en dehors de la poche.
Le saut du kangourou expliqué
Le saviez-vous ? Les kangourous sont surtout actifs la nuit et tôt le matin.
En décomposant le mouvement d’un saut de kangourou, vous verrez qu’avant de sauter, le kangourou est en position verticale, avec sa queue sur le sol qui équilibre son corps et ses bras près de sa poitrine.
Pour amorcer le saut, le kangourou plie les genoux et les chevilles afin de positionner son corps près du sol.
Pour s’élancer dans les airs, le kangourou contracte les muscles de ses pattes arrière. La forme en z de la patte permet à l’animal de se déplacer vers le haut et vers l’avant.
Une fois en l’air, les pattes peuvent s’étendre complètement pour projeter l’animal plus loin à mi-saut. Comme l’animal est légèrement incliné vers l’avant lorsqu’il est en l’air, la queue s’étire vers l’extérieur à l’horizontale pour équilibrer l’animal.
Avant de retomber sur le sol, le kangourou déplace ses pattes vers l’avant pour absorber l’impact avant de contracter à nouveau les muscles pour répéter le cycle.
Une anatomie adaptée au saut
Le saviez-vous ? En Australie, un kangourou mâle s’appelle « Boomer », une femelle « Flyer » et un jeune kangourou « Joey ». Les kangourous vivent en groupes familiaux appelés « mobs ».
Comment l’anatomie de ce marsupial l’aide-t-elle à voyager dans les airs ?
- Une longue queue pour s’équilibrer : la queue du kangourou, qui peut mesurer jusqu’à un mètre de long, lui permet de se stabiliser lors d’un saut.
- De grands pieds : les kangourous appartiennent à la famille des animaux macropus, qui se traduit par « grand pied » en grec ancien. Ces pieds constituent de bonnes rampes de lancement.
- Des pattes arrière musclées : leurs pattes sont dotées de muscles puissants et de tendons extensibles qui leur permettent de s’élever dans les airs.
- De petits bras : les bras courts par rapport aux jambes réduisent le poids porté lors des rebonds.
- Des joeys à l’abri : les kangourous gardent leurs petits dans une poche, ce qui leur permet de bondir sur de longues distances sans que les petits ne se fatiguent.
- Des os soudés : les os de la partie inférieure des jambes sont soudés entre eux pour assurer un soutien structurel et résister à la force de l’atterrissage.
- Un squelette léger : comparé à d’autres animaux de la même taille, le squelette des kangourous est plus léger, ce qui augmente la vitesse et l’efficacité énergétique tout en réduisant les contraintes sur les articulations.
- Un quatrième orteil plus long : le quatrième orteil des kangourous est long et s’aligne sur les os centraux de la jambe. Cela permet au kangourou de se propulser vers le haut pour rebondir.