Pourquoi les robots ne peuvent-ils pas cliquer sur la case « Je ne suis pas un robot » sur les sites web ?

En cliquant sur une petite case, vous permettez à Google de déterminer si vous êtes ou non un être humain.

Si vous naviguez sur Internet pendant un certain temps, vous avez probablement rencontré une boîte de dialogue reCAPTCHA.

Ces boîtes de dialogue apparaissent lorsque vous entrez pour la première fois sur certains sites Web et vous demandent de cocher une case pour prouver que vous n’êtes pas un robot.

La case est intitulée « Je ne suis pas un robot » et tout le monde clique sans réfléchir par ce que les humains ne sont pas des robots. Parfois, le fait de cliquer sur la case vous oblige à résoudre une série d’énigmes visuelles qui vous demandent, par exemple, de cliquer sur toutes les images où figure une moto ou sur toutes les images où figure un lampadaire. Ces tests de base conduisent les gens à penser que les robots ne peuvent pas les réaliser. Mais ce n’est pas le cas.

wooden robot

Les robots en ligne, ou simplement les « bots », comme on les appelle souvent, sont très avancés. Ils ont été entraînés pour tout faire, depuis jouer à RuneScape jusqu’à gérer des fermes entières de comptes X (anciennement Twitter). Ils peuvent donc clairement cliquer sur une boîte ou une image représentant un panneau stop. Le secret, c’est que ces tests ne déterminent pas si vous pouvez ou non cliquer sur ces images correctement, mais comment vous cliquez dessus.

Le secret de reCAPTCHA

La façon dont les boîtes de dialogue reCAPTCHA déterminent si vous êtes humain ou non est la lenteur et l’inefficacité dont vous faites preuve par rapport à une machine. Contrairement aux robots, les humains font preuve d’un retard naturel et d’incohérence lorsqu’ils effectuent de telles tâches. Le reCAPTCHA de Google utilise cette particularité humaine pour faire la différence entre les robots et les humains.

Voici comment il fonctionne :

  • Déplacements de la souris : les humains ont tendance à déplacer la souris de manière légèrement saccadée et non linéaire, alors que les robots peuvent se déplacer avec une précision parfaite et en ligne droite.
  • Timing des clics : la synchronisation de vos clics, y compris le léger délai entre le moment où vous voyez la boîte de dialogue et celui où vous cliquez dessus, varie naturellement chez les humains, mais peut être trop uniforme chez les robots.
  • Analyse du comportement : Google surveille également d’autres comportements de l’utilisateur, tels que le temps passé sur la page, le comportement de défilement et la manière dont l’utilisateur interagit avec d’autres éléments avant de cliquer sur la case.

Pourquoi les robots ne peuvent-ils pas imiter le comportement humain ?

Les robots sont très efficaces et peuvent effectuer des tâches répétitives rapidement et sans faille, mais cette précision est précisément ce qui les trahit. Il est extrêmement complexe d’imiter les imperfections et le caractère aléatoire du comportement humain. Malgré les progrès réalisés dans le domaine de l’apprentissage automatique, créer un bot capable d’imiter le comportement humain de manière transparente et cohérente est un véritable défi.

L’évolution de reCAPTCHA

Le reCAPTCHA de Google a considérablement évolué au fil des ans :

  • reCAPTCHA v1 : au départ, les utilisateurs devaient saisir du texte présent sur des images déformées, ce qui était facile pour les humains, mais difficile pour les robots.
  • reCAPTCHA v2 : introduction de la case à cocher « Je ne suis pas un robot » et de tâches de reconnaissance d’images.
  • reCAPTCHA v3 : il fonctionne désormais en arrière-plan, analysant le comportement des utilisateurs sans perturber leur navigation sur le Web.

L’avenir de la détection des robots

La technologie de détection des robots de Google devient de plus en plus sophistiquée. Les prochaines versions de reCAPTCHA pourraient s’appuyer davantage sur l’analyse passive du comportement et moins sur l’interaction directe avec l’utilisateur. Cela rendrait le processus transparent et moins intrusif, tout en maintenant la sécurité.

Conclusion

Cliquer sur la case « Je ne suis pas un robot » est une action simple qui en dit long à Google sur votre appartenance au genre humain. L’important n’est pas de savoir si vous pouvez cliquer sur l’image d’un lampadaire, mais de savoir comment vous le faites. Cette approche nuancée de la détection des robots permet de s’assurer que, même si les robots peuvent reproduire certaines tâches, ils ont du mal à imiter les imperfections subtiles du comportement humain.

En comprenant les subtilités du fonctionnement de reCAPTCHA, nous pouvons apprécier les mesures sophistiquées mises en place pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement d’Internet. Au fur et à mesure que la technologie progresse, les méthodes permettant de s’assurer que les humains et les robots sont correctement identifiés évoluent également, ce qui permet de maintenir un environnement en ligne plus sûr pour tous les utilisateurs.