Je suis plutôt quelqu’un qui regarde énormément de films et de séries télé, mais j’ai souvent beaucoup de mal à trouver de quoi satisfaire mon appétit dévorant. Les conseils des critiques professionnels et des journalistes (qui ne payent pas leur place de cinéma…), les pénibles passages promotionnels obligatoires des acteurs faisant la tournée des médias pour faire la publicité de leur dernier chef-d’œuvre (disponible en DVD et Blu-ray dans trois mois…), les palmarès des festivals de cinéma vantant l’inventivité du cinéma Albanais, les critiques à deux balles des sites spécialisés (ceux qui vivent des publicités de l’industrie cinématographique…), etc. sont plutôt contre-productifs en ce qui concerne mes choix. Seul le bouche-à-oreille constitue pour moi un moyen simple pour déterminer si un film est un navet commercial promu par la clique qui confond cinéma et marketing ou vaut vraiment le coup d’y consacrer du temps.
L’avis des vrais gens est certainement plus sincère que ceux qui sont payés pour donner le leur. Pour ceux et celles qui n’ont pas d’amis, ou qui ont des relations ayant mauvais goût, il leur reste la possibilité de se rabattre sur le site Foundd qui va leur proposer des suggestions de films basées sur ceux qu’ils ont vus et appréciés. Une inscription est obligatoire pour utiliser les services de ce site qui ne se cantonne pas aux films puisque sur le même principe on peut aussi avoir des suggestions de séries télé et prochainement des idées de lectures.
Sites Web
Logiciels libres versus logiciels propriétaires, cLibre
Les logiciels libres ne sont pas forcément moins bons que ceux dits commerciaux dont la promotion est assurée par des campagnes publicitaires financées par des multinationales du logiciel ce qui leur assure une excellente notoriété. Évidemment, les logiciels issus du libre ne disposent pas de cette puissance financière et c’est seulement leurs qualités qui arrivent à les faire connaître et parfois adopter par le grand public voire les entreprises. Je ne veux pas entrer ici dans le débat sur la supériorité d’un modèle de diffusion sur un autre, pour ma part j’utilise des logiciels commerciaux et libres sans trop me poser de questions philosophiques, car ce que je recherche avant tout c’est l’utilité pratique de tel ou tel outil.
Le site cLibre m’a été signalé par mail par Hervé, que je remercie, qui a souhaité me présenter un projet permettant de trouver un logiciel libre correspondant à un logiciel propriétaire. L’objectif est de mettre en avant une sélection de 50 excellents programmes libres répondant à un certain nombre de critères comme le fait que l’interface utilisateur soit en français, que les mises à jour soit régulières, que les logiciels soient gratuits ou peu onéreux, qu’il existe une documentation conséquente expliquant comment installer et utiliser les outils, qu’il ne s’agisse pas de logiciels que seuls des informaticiens chevronnés puissent utiliser, etc.
Les archives virtuelles de la bibliothèque Zoummeroff
Il y a quelques jours une collection de livres et de photos consacrés à la criminologie était vendue aux enchères à l’Hôtel Drouot. Il s’agissait des objets de la bibliothèque Zoummeroff, un riche industriel âgé de 84 ans, héritier de l’entreprise Facom, dont la passion a été de collectionner sa vie durant des documents en rapport avec la justice, l’application des peines, les criminels, les grandes affaires qui ont marqué les tribunaux, etc. La collection n’est pas pour autant dispersée aux quatre vents puisque de nombreux documents ont été numérisés et mis en ligne sur un site Web permettant de retrouver virtuellement ces archives étonnantes. L’interface du site est assez vieillotte, la navigation et la recherche ne sont pas très intuitives, mais avec un peu de patience les amateurs y trouveront des pièces tout à fait étonnantes pour peu que ces sujets les passionnent.
La partie la plus riche est regroupée dans la section Exposition Virtuelle qui donne accès aux documents (photographies, dessins, caricatures, articles de presse, manuscrits…) de grandes affaires criminelles qui ont marqué l’histoire de la justice : L’affaire Landru avec de nombreuses photos prises durant le procès du tueur en série, la bande à Bonnot, l’affaire Violette Nozière, l’affaire Dreyfus, l’affaire Marie Besnard, l’affaire Mata Hari, l’affaire Dominici, l’affaire Stavisky, des documents sur la Gestapo française, etc. Les différents documents sont correctement numérisés avec une fonction de zoom assez puissante pour lire les articles de journaux de l’époque.
Et pendant ce temps là sur Internet, The Internet in Real-Time
Internet est devenu en quelques années une industrie qui a permis à quelques entreprises sorties du néant de se développer jusqu’à atteindre la taille de multinationales. C’est le cas en premier lieu d’Amazon, de Google, de Facebook, de Twitter, etc. Il est assez difficile d’estimer l’activité réelle de ces mastodontes étant donné que le secret fait partie intégrante de leur mode de fonctionnement. C’est avec une certaine fascination que j’ai découvert le site The Internet in Real-Time qui affiche sur une page reproduisant les tuiles colorées de l’écran d’accueil de Windows 8, la quantité de données créées par ces poids lourds du Web. Le site ne précise pas exactement comment les informations présentées sont collectées mis à part quelques liens renvoyant vers des sources qui en fait ne donnent pas beaucoup de détails sur la méthode. Chaque tuile représente sur un compteur les diverses activités de quelques champions du Web : Twitter, Google, Amazon, Apple, Pinterest, NetFlix, Facebook, Skype… Le décompte du temps passé et la quantité de données transférées estimée en Go débutent dès l’arrivée sur la page. Les cumuls des secondes écoulées et le total des données sont calculés en bas à droite de la page. Au bout de quelques secondes, on est pris de vertige devant la masse colossale que représente cette activité numérique qui parfois se traduit par le gain d’espèces sonnantes et trébuchantes.
400 000 oeuvres d’art à l’écran, MET online
Après vous avoir présenté la collection des quelques 35 000 œuvres d’art de la National Gallery of Art de Washington (NGA), aujourd’hui je vous propose de découvrir les presque 400 000 œuvres artistiques que vient de mettre en ligne en accès libre le célèbre Metropolitan Museum of Art de New York (MET). Le musée est situé à New York sur la prestigieuse cinquième avenue près de Central Park. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de s’y rendre, ils auront le loisir de le visiter virtuellement devant leur écran en profitant des images et photographies en haute résolution des divers objets des collections qui sont dans le domaine public et qui pourront donc être téléchargés en toute légalité sans la moindre restriction d’utilisation.
Depuis la page d’accueil, on accède à la collection Online depuis le menu général en cliquant sur Collection puis sur le choix The Collection Online. Pour explorer les 400 000 objets, on dispose de plusieurs façons de procéder. Soit on découvre les collections qui sont mises en avant sur la page d’accueil (Pablo Picasso, Albrecht Dürer, El Greco, Rembrandt, Edouard Manet, etc.), soit en passe par les rubriques situées en haut de la page principale permettant de visualiser les reproductions par artistes, cultures, types d’œuvres (peintures, livres, meubles, dessins, bronzes, costumes…), régions ou pays, dates ou styles (art médiéval, armes, sculptures européennes). La dernière possibilité consiste à passer par le moteur de recherche qui donne la possibilité de restreindre les résultats en les filtrant par artistes, techniques, origines géographiques, dates, etc.
L’histoire du Web sur une timeline, Nominet
C’est toujours avec un petit pincement au cœur que je me souviens de ma première connexion à Internet depuis le fin fond de la campagne du Gers où j’habitais à l’époque à la fin de l’année 1994. Modem analogique, ligne France Telecom, abonnement via l’ancêtre des FAI Calvacom, navigateur Mosaic, ordinateur Macintosh… Le miracle s’est produit, une première page Web s’est affichée. Puis au bout de quelques semaines de découverte du Web, la première facture est arrivée, salée, très salée, pendant des années les connexions ont été facturées à la durée au prix standard des communications téléphoniques, au tarif FT. C’était il y a une vingtaine d’années, le grand public n’avait jamais entendu parler d’Internet, ceux qui s’y risquaient étaient considérés par leurs proches comme des originaux à classer dans la rubrique doux dingues.
Le Web (WWW) est né il y a 25 ans, de simple curiosité technique, il est passé très rapidement du statut « qu’est ce que c’est que ce truc qui ne sert à rien », au rang de « je ne pourrai plus vivre sans Internet » pour la plupart des habitants des sociétés modernes.
Sur le site Nominet, vous trouverez sous la forme d’une timeline l’histoire du Web des origines (années 1989 – 1995) à aujourd’hui. Les explications sont malheureusement en anglais, mais cela n’empêche pas les informations et les illustrations de présenter clairement l’évolution du Web.
Collections photos du Muséum américain d’histoire naturelle
L’American Museum of Natural History (Muséum américain d’histoire naturelle) est situé à New York où il a ouvert en 1877. Il renferme des collections impressionnantes de spécimens et d’objets divers ramenés par des expéditions scientifiques ; plus de 32 millions à ce jour : collections d’insectes, de fossiles, de squelettes, de mammifères, d’oiseaux, de plantes, de minéraux… ainsi que des collections anthropologiques consacrées aux peuples d’Afrique, d’Asie, du Pacifique… Pour ceux qui n’ont pas la chance de se rendre dans ce haut lieu de l’histoire naturelle, ils pourront se rabattre sur la collection de plus 7 000 photographies que le musée vient de mettre en ligne. Attention, ces photos ne sont pas dans le domaine public, elles ne sont pas réutilisables librement pour illustrer ses propres créations, mais juste pour les regarder.
L’accès aux clichés se fait par collections (Browse Collections) depuis la page d’accueil, depuis l’explorateur d’objets (Browse Items) qui permet de visualiser à ce jour 7 338 photos, mais surtout depuis le moteur de recherche simple ou avancé pour dénicher les clichés qui correspondent à des critères bien précis : mots-clés, date, format, sujet, artiste, expédition, photographe, discipline, contexte culturel… Les photographies trouvées sont ensuite affichées à l’écran avec la possibilité de les trier par identifiant, nom du photographe, expédition ou collection. Pour chaque photographie, on accède à une fiche détaillée expliquant de quoi il s’agit : titre de la photo, résumé, date, etc. En cliquant sur une photo, on la visualise dans une taille plus importante d’où elle pourra être sauvegardée d’un clic droit de souris.
35 000 œuvres d’art à télécharger, NGA Images
Les grands musées français que sont Le Louvre ou le Musée d’Orsay devraient en prendre de la graine en suivant la même initiative que la National Gallery of Art de Washington DC qui propose le téléchargement gratuit d’une collection de plus 35 000 tableaux artistiques de grands maîtres de la peinture dans un format numérique en haute définition jusqu’à 3000 pixels de résolution (ou 2000 pixels). L’accès à la collection NGA Images est 100 % gratuite et parfaitement légale. Le téléchargement en haute définition des œuvres n’est cependant possible qu’après avoir créé un compte sur le site du musée. Sinon, seule la visualisation à l’écran des tableaux est possible ainsi qu’un téléchargement dans une résolution inférieure (1200 pixels). Dans les collections, on trouve les peintures classiques de Renoir et ses célèbres danseuses, Monet et ses nénuphars, Gauguin, Van Gogh, etc.
Pour s’y retrouver dans cette immense collection, le visiteur du musée virtuel dispose d’un moteur de recherche décliné en deux versions. La première est une simple boîte de dialogue de recherche pour trouver toutes les œuvres d’un peintre ou pour trouver un tableau à partir de son nom. La recherche avancée permet-elle de retrouver des œuvres par artiste, titre, mot-clé, numéro d’accession, école (flamande, française…) par classification (peinture, dessin…), par année… Depuis le menu général du site, on peut aussi accéder aux tableaux classifiés par grandes collections : galeries françaises, auto portraits…