Des dictées pour s’entraîner en ligne avec Bescherelle

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Rien de tel pour traumatiser les marmots en vacances scolaires que de sortir de sa besace un bon vieux Bescherelle histoire de leur faire faire quelques exercices de conjugaison, réviser ce qu’ils savent de la grammaire française ou se lancer dans des dictées savantes destinées à améliorer leur orthographe et leur connaissance générale de la langue de Molière. Les cancres, ceux d’hier et d’aujourd’hui, prétendent que l’orthographe est la science des sots et que sa seule fonction est de maintenir les élites et leur progéniture tout en haut de la pyramide sociale. Rien de tel à mon avis, les règles de l’orthographe sont là pour aider à exprimer clairement des idées, pour avoir une pensée claire et autonome, échanger par écrit avec ses semblables et les comprendre, tout en reflétant l’histoire de la langue française très riche en péripéties d’où quelques difficultés ou anicroches amusantes quand on essaye de la maîtriser… La bête n’est pas facile à dompter ; les règles sont nombreuses, les exceptions pléthoriques, les absurdités et autres incongruités sont légion. Beaucoup d’efforts seront nécessaires pour écrire correctement en français afin d’atteindre le Graal d’une orthographe sans reproche.
Les plus sadiques des parents dirigeront leurs marmots vers le site Web du Bescherelle pour les inciter à s’intéresser aux dictées en ligne que le vénérable éditeur propose gracieusement aux enfants en quête d’excellence.

Révisions approfondies du vocabulaire anglais

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Après avoir présenté Duolingo, une excellente méthode d’apprentissage destinée aux débutants pour apprendre l’anglais (ou l’espagnol) en acquérant les bases de la langue, je vous propose aujourd’hui le site Language Course, qui certes à une interface beaucoup moins moderne, mais qui permet néanmoins d’acquérir et de réviser des mots de vocabulaires en anglais dans de nombreux domaines. L’anglais n’est d’ailleurs pas la seule langue au programme puisqu’il est aussi possible de travailler le vocabulaire spécialisé ou pas dans une trentaine de langues différentes dont le français pour les personnes qui souhaitent l’apprendre. L’ensemble du site est gratuit et s’utilise sans qu’il soit nécessaire d’y créer un compte utilisateur. La création d’un compte est prévue pour mémoriser sa progression dans l’étude. Après avoir indiqué sa langue maternelle et choisi la langue à étudier, différents modules donnent accès aux révisions regroupées dans le menu cours. Pour commencer, on commence avec le module de base (débutant) qui comprend 500 mots puis on continuera la progression en sélectionnant des leçons plus avancées (élémentaire avec 1 250 mots, intermédiaire, avancé avec 5 000 mots) ou des modules spécialisés : phrases d’accroche, vocabulaire employé par l’Administration, phrases usuelles utilisées en voyage (logement, transport, conversation, loisirs…) ou par thématiques (nourriture, temps, météo, communication, art, culture, quantités, opinions, sentiments…). Des leçons spécialisées sont consacrées aux révisions des examens TOEFL, IELTS et TOEIC.

Comment le dire en français ? France Terme

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Les domaines techniques et plus généralement l’informatique regorgent de termes anglais très spécifiques qui font la joie des jargonneux, trissotins de notre temps, qui en abusent pour compliquer plus qu’il ne faut des notions somme toute simples à comprendre quand on prend la peine d’y réfléchir ou de les formuler en français. Cela permet à ces pseudo-experts de vendre des bouquins aux titres prétentieux, de prodiguer des formations pompeuses, d’étaler leur sottise sur les réseaux sociaux, etc. Le plus souvent il existe des équivalents français aux termes techniques anglo-saxons qui polluent les matières scientifiques comme la finance, l’économie, la biologie, l’informatique, la communication, la publicité…
Le site France Terme et l’application Android (gratuite, sans publicité et utilisable hors connexion réseau) du même nom recensent les termes spécialisés dans une base de données comportant près de 7 000 termes en français pour s’exprimer si possible dans la langue de Molière quand l’équivalent d’un terme en anglais existe en français. Toutes les traductions ne sont pas pertinentes, certaines font sourire (« toile d’araignée mondiale » pour « Web ou WWW », d’autres sont même assez ridicules (par exemple l’expression « témoin de connexion » pour remplacer le mot anglais « cookie »). L’objectif étant de faire disparaitre le plus possible les anglicismes un peu trop envahissants dans la documentation technique. Il s’agit des termes recommandés par la Commission générale de terminologie et de néologie qui sont publiés au Journal officiel.

Un Mooc en français pour apprendre le HTML 5

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L’initiative est assez rare pour devoir être signalée. En effet, sur la plateforme Fun (France Université Numérique) qui propose gratuitement des cours ouverts à tous en français, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 22 avril 2014 pour suivre un Mooc (Massive Open Online Courses) consacré à une introduction à la programmation en HTML 5 – Animations et jeux. Les cours débuteront à partir du 1er avril 2014 pour s’étaler sur une période de sept semaines.

Explorer les planètes et les étoiles, Celestia

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Celestia est un programme éducatif en français disponible pour Windows, Mac et Linux pour observer le système solaire et le reste de l’univers sur une simulation en temps réel qui va s’animer sous les yeux du spectateur. L’outil est un logiciel libre basé sur la technologie OpenGL pour représenter en 3D plus de 100 000 objets stellaires. Les données sont basées sur le catalogue Hipparcos. Ce planétarium devrait intéresser tous ceux qui aiment se balader librement dans l’univers. L’outil n’est pas fermé puisqu’un système d’extensions permet de l’améliorer et de lui ajouter d’autres fonctionnalités : textures en haute résolution, ajout d’engins spatiaux… Des scripts peuvent aussi être créés.
Les déplacements et les zooms sont complètement libres. On peut aussi en indiquant le nom d’un objet ou ses coordonnées centrer la vue sur cet objet pour ensuite l’explorer plus précisément. La vitesse des animations est ajustable, toutes les images affichées à l’écran sont enregistrables ainsi que les animations qui se récupèrent sous forme de films dans un fichier au format AVI.
L’interface de Celestia n’est pas très simple à manipuler, il faudra un peu tâtonner pour découvrir toutes les possibilités de configuration et d’exploration prévues par le logiciel. Le guide d’utilisateur a été traduit en français et à partir du menu Aide on a à sa disposition une liste simplifiée de toutes les commandes de navigation intégrées au logiciel.

Une méthode en ligne originale pour apprendre l’anglais

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Que ce soit pour soi-même pour réviser les bases de la langue ou pour ses enfants, DuoLingo propose une méthode complète pour apprendre l’anglais en ligne. L’application est 100 % gratuite, sans publicité et après s’y être inscrit via un compte de messagerie, un compte Facebook ou un compte Google+, les cours sont accessibles sur une interface Web ou depuis des applications mobiles pour Android et Apple (iPhone, IPad). La méthode est progressive et basée sur des unités (vocabulaire, grammaire, conjugaison…) qu’il faut suivre pour avancer dans l’apprentissage.
La réalisation du site est particulièrement bien réussie reposant sur des leçons et des exercices de vocabulaire, de compréhension orale, d’exercices à trous, de révisions, de mots ou de phrases à répéter ou à écrire, etc. Le style est un peu enfantin (le tutoiement de rigueur est un peu agaçant), ce qui dans l’ensemble destine la méthode d’apprentissage essentiellement à un public plutôt jeune. Au fur et à mesure des leçons, des tests et des révisions, on accumule des Lingots pour acquérir des exercices supplémentaires, récupérer un droit à l’erreur, passer un examen ou encore accéder à des leçons supplémentaires. La progression de l’élève est indiquée en permanence à l’écran avec la possibilité supplémentaire de réviser les connaissances acquises. Pour le moment la méthode n’est disponible que pour apprendre l’anglais, mais à partir de la fin mars 2014 il devrait aussi être possible de suivre un cours d’espagnol.

Un moteur de recherche de cours en ligne, Mooc francophone

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Le terme Mooc que je trouve pour ma part assez abscons est l’acronyme anglais pour Massive Open Online Courses. En français il désigne des cours en ligne à suivre sur Internet qui ont la particularité de pouvoir l’être gratuitement (en principe) par tout le monde, sans pré requis, à n’importe quel moment et quel que soit l’endroit où on se trouve. Ce n’est plus vous qui allez vers la connaissance, mais c’est exactement l’inverse qui se passe. Après s’être inscrit sur une plateforme dédiée, tout à chacun peut donc suivre des cours magistraux en vidéo délivrés par des spécialistes, des experts, des universitaires…, car le niveau des cours est exactement le même que si on s’inscrivait dans une faculté ou une grande école, mais sans les contraintes. Pour résumer simplement un terme qui est inutilement compliqué, il s’agit de formations à distance à suivre par Internet : des cours en ligne ouverts et massifs.
Le phénomène est à l’origine anglo-saxon, on trouve donc facilement des moocs en anglais via par exemple le moteur de recherche spécialisé Skilldup. En France le phénomène n’est pas encore très développé, mais les grandes institutions délivrant un enseignement universitaire commencent à s’y mettre. J’attends d’ailleurs avec impatience le moment où il sera possible de suivre par Internet n’importe quel cours délivré dans tout établissement de l’éducation nationale du CP à la terminale (école, collège, lycée…), mais je crois que notre mammouth national n’est pas du tout prêt à une telle révolution qui rendrait pourtant bien des services aux enfants et à leurs parents, mais évidemment pas aux professeurs, donc on nous expliquera que ce n’est pas possible (/fin du rêve).

Un site grand public pour le CNRS, Le Journal

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Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) n’est pas à spécialement parler un repère de rigolos, mais un organisme public de recherche connu essentiellement des scientifiques. Le grand public ne pourra plus prétendre qu’il n’est pas concerné par ces recherches pointues puisque le CNRS lance aujourd’hui 4 mars 2014, un journal d’information scientifique lisible par le commun des mortels. L’objectif est de faire connaître et d’éclairer le monde de la science sur un site complètement gratuit où sont publiés des articles écrits par des spécialistes.
Les publications sont regroupées au sein de six grandes thématiques : Vivant, Matière, Sociétés, Univers, Terre et Numérique. Comme on peut s’en douter, les articles sont d’un excellent niveau, mais tout le contenu n’est pas que textuel puisque des illustrations, infographies, vidéos et articles audio ont déjà été mis en ligne. Le contenu du site est déjà très riche et diversifié et devrait s’étoffer au fil des mois.
Depuis la page d’accueil du site, on accède aux thématiques ainsi qu’à un système de filtres pour isoler les types de contenu : Articles, Audio, Dossiers, Diaporamas, Vidéos… Un moteur de recherche accessible en cliquant un lien en haut de la page principale permet de retrouver des articles en formulant une requête de recherche. Un flux RSS, malheureusement tronqué, permet aussi de suivre les nouvelles publications du site depuis un lecteur de flux.
Techniquement le site est conçu en « responsive design » afin de pouvoir y accéder, quelle que soit la résolution de son écran (ordinateur, smartphone, tablette tactile).